© 2018 Vincent de Lavenère/ Cie : Chant de Balles

© Photographies : Philippe Cibile

 

 

 

 La presse en parle

 

 

Télérama sortir :

 

"TTT   ... C'est du jonglage mais pas seulement, de la musique mais pas uniquement. C'est un spectacle ludique, émouvant et fascinant, qui a fait date dans l'histoire du cirque par son invention, et qu'on ne se lasse pas de voire et revoir."

         Thierry Voisin Télérama

 

 

Les Trois Coups :

 

« … On venait pour voir, on est surpris de tant entendre… Voilà un authentique créateur, qui ose les mélanges les plus improbables sans complexes… et surtout le plaisir vif, indéniable, d’avoir rencontré un univers unique, complètement original. »

Céline Doukhan

 

 

Télérama sortir :

 

« Vincent de Lavenère, jongleur atypique, continue de tracer sa route de manière singulière. C'est audacieux, atemporel et unique. »

Stéphanie Barioz

 

 

Le Théâtre du globe Posté dans 14 décembre, 2013 dans critique

 

… Voix, jonglage et image forment la matière vive de B’alla Cappella, dont les maîtres mots sont virtuosité, rythme et poésie…

Brigitte Remer

 

 

La Scène

« Le jongleur Vincent de Lavenère est un grand voyageur. Le métissage des cultures a guidé sa recherche dans ce spectacle où il s'affranchit des limites, dans l'espace (Béarn, Asie) comme dans le temps (compositions du Moyen-âge, de Vivaldi). Chanteur, musicien, jongleur, il ne cesse de nous surprendre ! L'avez-vous déjà vu jongler avec une chistera, des cloches béarnaises ou un instrument de musique du Laos ? Ce sera chose faite lorsque vous le suivrez sur ce chemin jonglant enchanteur pour... petits et grands. »

Cyril Planson, rédacteur en chef de la Scène, 

 

 

 

 

Télérama sortir : « Le jongleur Vincent de Lavenère a été appelé à s'exprimer à partir de la monumentale sculpture rouge d'Anish Kapoor, "Leviathan", présentée dans le cadre de l'événement d'art contemporain Monumenta. Friand de travail artisanal, de métissage des cultures (Béarn, Laos) et des époques, avec des compositions de Guiraud de Calenson (1177-1226), Guillaume de Machaut (1300-1377) et Antonio Vivaldi (1678-1741), il propose son propre cheminement, une voie vers le rêve, à l'intérieur même de l'œuvre de Kapoor. 

Stéphanie Barioz

 

 

 

 

 

Télérama sortir / PORTRAIT de Vincent de Lavenère:

FOU - Cirque - Des balles dans la peau

 

Avec Vincent de Lavenère, la jonglerie s’écoute. Et de ses voyages il a ramené des

spectacles protéiformes et enchanteurs.

Fermez les yeux. écoutez les  balles du jongleur. Entendez les cloches, les grelots, les

sonnailles, les gongs. Vincent de Lavenère, nous emmène en voyage. Car la jonglerie

n’est pas qu’un art visuel et rythmique. «  Elle est un vocabulaire musicale et

poétique qui permet de véhiculer des univers propres à chacun. », explique le

circassien brun et longiligne de 37 ans, qui vient exposer sa démarche sur scène après

chaque spectacle.

Issue d’une famille œuvrant plutôt dans l’armagnac et le foi gras, Vincent de

Lavenère à découvert sa passion grâce à son oncle , l’abbé de Lavenère, « un prêtre

révolutionnaire » fondateur de pop circus , l’école de cirque  amteur d’Auch ;

 En 1992 diplomé du CNAC de chalons en champagne, Vincent est envoyé en Asie du

sud est pour  enseigner et nouer des liens diplomatique par le biais du cirque. Avec

son épouse ethnomusicologue et chercheuse, il décide de s’intéresser plus

particulièrement au Laos.

Huit année plus tard naisse une thèse, mais aussi un spectacle fascinant, mixant les

sonorités des Pyrénées avec celles des montagnes laotiennes : Pai Sai.

Entre temps Vincent avait concrétisé ses premières recherches sur la musicalité de la

jonglerie avec le luthiste Eric Bellocq, professeur au conservatoire nationale

supérieure de  musique de Paris, le spectacle  le chant des balles, présenté pus de

deux cent fois depuis 2001.

Avec Jongle d’oc, créé en novembre dernier, il retrouve ses montagnes béarnaises

autour d’un tapis noir brillant, bordé de cailloux, qui évoque un lac d’altitude. » On

part en ballade. Je fais écouter au public ce que l’on entend dans les pyrènes »  De

son village d’Arros-Nay (prononcez naï) ou il a vécu dix huit ans, il garde à l’oreille

les sifflements intemporel des bergers appelant leur chiens comme les cloches de

transhumance de brebis et autre sonnailles de la fabrique locale Daban.

Parce qu’il rêvait aussi de lutherie, Vincent s’y est longuement initié. Pour façonner

ses sons, il a conçu, découpée et sculpté un luth et une citole (instrument à trois ou

quatre cordes doubles), deux instruments dont l’origine médiévale donnent une

dimension temporelle à ses voyages et démultiplient les racines de son art. Cet

itinéraire singulier évite au circassien de rechercher la prouesse «  la technique me

donne la liberté de choisir mon propos. Mais il ne faut jamais être trop complexe

pour engager des rencontres. Mon idéal artistique est humain et politique : je jongle

pour aller vers l’autre »

 

Stéphanie Barioz

Télérama sortir n 3087 11 mars 2010

 

 

 

 

« Paï saï », de Vincent de Lavenère (critique de Céline Doukhan) LES TROIS COUPS,

Théâtre municipal de Fontainebleau

« Paï saï » ou l’audace de la rencontre

 

Entre Béarn et Laos, à la croisée de la jonglerie, de la musique et de la danse, « Paï saï » est une merveille, une exploration intimiste et audacieuse, pointue et mystérieuse.

 

 

    Il est rare d’assister à un spectacle qui apporte à la fois les plaisirs du divertissement et la réflexion d’une démarche plus intellectuelle. Paï saï est de ceux-là. À peine le noir s’est-il fait que, déjà, on « est dedans », sans hésitation possible. Comme dans son précédent spectacle Jongle d’Oc, Vincent de Lavenère est entouré d’une panoplie d’objets qui l’accompagneront tour à tour : cloches, chistera, balles, mais aussi citole (sorte de guitare médiévale que Vincent de Lavenère fabrique lui-même) et un khène, instrument laotien traditionnel. C’est que l’artiste, ayant longtemps voyagé au Laos, s’est fait le chantre d’une rencontre audacieuse entre les cultures, intégrant les traditions laotiennes à sa propre expérience. Mais attention, point ici de folklore, c’est à une exploration tout à fait contemporaine que nous convie le Béarnais.

 

Prenons la musique. Avec tout ce que le spectacle a de visuel (la scénographie, les lumières et, bien sûr, la jonglerie elle-même), elle participe d’une totalité à la cohérence et à la sophistication exceptionnelles. On entend des sons qui évoquent le Béarn (surtout des sons de cloche), ainsi que des voix enregistrées au Laos, et celle de Vincent de Lavenère enregistrée et mixée en direct. L’univers sonore qui résulte de ce cocktail – rythmes lancinants, réalisme des voix parlées ou chant proche de la psalmodie – n’est comparable à rien, il faut s’en laisser imprégner, tout simplement.

 

Éphémère, forcément inédit et unique

Le choix de la voix samplée est finalement tout naturel, car il reflète ce qui paraît être l’essence même d’un tel spectacle : aléatoire, jamais identique d’un soir à l’autre, éphémère, forcément inédit et unique, comme le geste du jongleur. Juxtapositions et répétitions atteignent même la folie tout au long d’une séquence que n’auraient pas reniée les Beatles époque « A Day in the Life », titre qui concluait avec démesure l’avant-gardiste Sergent Pepper’s. Seul bémol : au début, un procédé d’amplification de la voix de l’artiste a surtout eu pour effet de la rendre moins audible…

 

À égalité avec la musique, les lumières créées par Laurent Queyrut modèlent un espace continuellement empli de sens, ou plutôt invitant à la rêverie. Des éclairages mordorés caressent littéralement le sommet du chistera sur lequel est posée, fragile, presque insolite, une balle. À l’inverse, un éclairage de plus en plus violent dessine la silhouette du jongleur sur un fond constitué d’un rideau de fil blanc. Et quand, seules, les balles, lancées dans les airs en un ballet hypnotique, se détachent sur le fond sombre, on croit assister à un feu d’artifice silencieux. Et cela grâce à la seule magie de la persistance rétinienne qui dessine des traces là où il n’y a que des points en mouvement… Au cours de cette séquence, les prenant une à une sur un petit chemin de lumière, le jongleur fait voler jusqu’à huit balles. C’est assez extraordinaire, certes, mais ce n’est finalement pas le passage le plus convaincant. Cela confirme, en fait, la vision poétique de l’art de Vincent de Lavenère, dont l’humour et la gentillesse transparaissent d’ailleurs souvent avec bonheur. ¶

 

Céline Doukhan

Les Trois Coups